Le Cap de l’Estérel, 1926, Louis André MARGANTIN (Laval, 1900- Paris, 1965)
Huile sur toile, signée en bas à droite et datée 1926
Dimensions sans cadre 35×27 cm
Dimensions avec cadre 50×42 cm

Louis André MARGANTIN fut élève à l’École Nationale des Arts Décoratifs et exposa au Salon des Indépendants à Paris à partir de 1924, et des Surindépendants de 1933 à 1938, en même temps qu’il fut invité à envoyer ses œuvres au Train-Exposition de 1935. Il prit part à l’Exposition universelle de 1937 et en 1939, le musée-école de la Perrine de Laval présentait soixante-dix de ses peintures sous le patronage du Ministre de l’Éducation nationale, et en 1945, le Salon des Indépendants organisait une exposition d’ensemble de son œuvre. En 1946, il participait en Afrique du Nord à l’Exposition des Trois Aspects de la peinture actuelle.

Les expositions de Louis André Margentin sont très diverses: le Grand Palais en 1926, Galerie La Boétie en 1931, Galerie Jacques-Dessertenne à Paris en 1942, Salon des indépendants au Palais de Tokyo en 1943, et une rétrospective au Salon des indépendants en 1945.

Les Couleurs, la lumière et l’espace sont les composantes essentielles de notre tableau. Il s’agit en fait d’une petite toile mais qui nous renvoie à la grandiose beauté d’un paysage du Sud entre Provence et Méditerranée, le Cap de l’Estérel, que Victor Hugo décrivait de la sorte, « c’est une belle chose que la montagne couverte par les sombres verdures de L’Estérel. Les Alpes meurent ici dignement. »
Ici le peintre intègre directement la lumière à la couleur, posée à la fois comme tonalité et comme valeur. La touche est puissante et profonde, le dessin est large et assuré, portant la marque d’un température sensuel. Les tons de bleus les plus ardents, construisant des effets de vagues sont tempérés de tonalités plus amorties, dans la palette des verts foncés et clairs, sans négligé la roche rouge, le tout maîtrisé par un découpage audacieux entre tous les éléments. Dans notre tableau, l’on ressent que peindre devait suffire à la joie de l’artiste Margantin, éprouvant le plaisir physique d’étaler ses couleurs.

Les œuvres du peintre sont exposées au Musée des Beaux-Arts ainsi qu’au Musée du Vieux Château de Laval, ville dont il était originaire.