Le nu au Pékinois, Henri BURON (Rouen, 1880- Paris, 1969)
Huile sur carton, signée en bas à droite, annotée au dos Sociétaire des Artistes Français, 1930
Dimensions sans cadre 35×27 cm
Dimensions avec cadre 47×39 cm

Henri Buron étudia d’abord à Rouen puis à Paris auprès de Fernand Cormon et Albert Lebourg, ses maîtres. Il n’appartint pas pour autant à l’École de Rouen, et en 1909, il participa à la 38ème Exposition municipale des Beaux-arts du musée de Rouen. Il exposa à la galerie Legrip à Rouen en 1920 et 1922. Il fut membre de la Société des artistes français et exposa à partir de 1924 et reçut une médaille d’or en 1935 ainsi que d’autres nombreuses récompenses et prix y compris celle de l’Exposition universelle de 1937.
Henri Buron devint plus tard professeur à l’École des Beaux-Arts de Rouen.

Nous pouvons admirer de cet artiste un paysage de Pont-Aven au Musée des Beaux-Arts de Quimper, ainsi qu’une collection permanente de ses œuvres qui lui est dédiée au Musée de Honfleur.

Notre tableau révèle le culte et le goût pour les objets exquis et les belles tentures qui entouraient le peintre. Une composition de papier mural de fleurs, de volumes et de couleurs dont les rapports entre eux forment un décor harmonieux. Ici le dessin est recherché jusque dans sa forme la plus particulière, dans la main du modèle, dans l’équilibre étrange et puissant de son dos et ses jambes, du bras levé, des cheveux lourds sous le peigne et d’un affectueux chien pékinois couché à ses pieds. Tout ceci aide à percer peu à peu le secret de cette grâce instantanée émanant du modèle féminin.
Le chien pékinois apporte une touche très bourgeoise à la scène et vient accentuer le coté intimiste de l’oeuvre, dont l’on s’amuserait presque de la présence. Sur le mur, au milieu des tentures, un tableau accroché exprime un message intime, un tableau dans le tableau, comme le reflet infini d’un miroir dans le miroir. Infini charme d’une scène de nu peinte par notre artiste Henri Buron.