Maurice AUBRET, Compotier et fleurs
Compotier et fleurs, Maurice AUBRET (La Pacaudière, 1897-1977)
Huile sur toile, signée en haut à droite
Dimensions sans cadre 55×45 cm
Dimensions avec cadre 80×72 cm
Maurice Aubret fait partie des peintres roannais majeurs, aux côtés de Jean Puy , Maurice Tête, Maurice Montet, Octave Lafay ou encore Émile Noirot.
Né en 1897 à la Pacaudière, il resta longtemps attaché à son village natal, qui deviendra un sujet récurrent de son art. Il eut, dès son plus jeune âge, l’influence et l’enseignement du maître aquarelliste Octave Lafay, qui fut son professeur de dessin.
Engagé sur le front en 1918, il ne put se consacrer pleinement à sa peinture, même pas à son retour puisqu’il travailla dans une banque à Lyon. Cependant, les décors et images des quartiers qu’il fréquentait quotidiennement se retrouveront dans sa peinture, lorsqu’il représentera le café des Négociants par exemple. Il fonda le “cénacle” en 1927, avec ses amis peintres roannais, ce qui lui permis de commencer à exposer son art d’abord dans la région, puis progressivement dans toute la France. C’est réellement en 1947, lors de l’exposition annuelle de la grande salle de l’Hôtel de ville qui lui est entièrement consacrée , qu’il commencera à être vraiment reconnu.
Maurice Aubret a entretenu des correspondances régulières avec les autres peintres du Roannais, notamment Jean Puy avec qui il lia une véritable amitié, ce qui influença sa peinture aussi bien dans la manière de traiter la touche que dans les sujets représentés, allant des scènes intimistes et familiales aux scènes d’extérieur animées et vivantes.
Proche du néo-impressionnisme de Pissarro et de Seurat et évoluant jusqu’au fauvisme Matissien, Aubret s’essaya à différentes techniques, osant une palette riche et variée aux tons vifs et aux aplats francs dans ses œuvres. Il accorda également une grande importance au dessin, notamment dans ses aquarelles et ses huiles dont le trait, bien visible, semble à la fois presque géométrique et pourtant tout en courbe sur les corps. Dans notre nature morte, aux tons purs du fauvisme, le peintre ajoute une écume de dégradés oranges, bleuâtres et blanchâtres, qui préfigurent déjà d’une grande modernité. Les lignes et les volumes s’affirment dans notre tableau, qui creusent l’espace et dans lesquels fruits, fleurs, compotier et vase se succèdent par plans simplifiés, traçant dans les bandes de textile des orbes et des lignes d’une palette très riche et complète en couleurs franches.


