Le jardin des Tuileries, Georges BILLAUDOT
Le Jardin des Tuileries, Georges BILLAUDOT (Paris, 1868-1951)
Huile sur panneau, signée en bas à droite et provenant de la famille de l’artiste
Dimensions sans cadre 21×14 cm
Dimensions avec cadre 36,5×30 cm
Officier instructeur à l’Ecole spéciale de Saint-Cyr, il abandonne sa carrière militaire après son mariage en 1902 afin de se consacrer pleinement à son art.
Sa palette colorée et sa touche vibrante témoignent de l’influence du post- impressionnisme et du pointillisme de Seurat. Artiste autodidacte, il peint essentiellement sur le motif.
À Paris, ses sujets de prédilection sont le Jardin des Tuileries et les quais de Seine. Il acquiert le Château de Chailloué dans l’Orne et peintre de plein air, il plante son chevalet au gré de ses villégiatures comme dans le Sud de la France.
En 1910 et 1911, il entreprend avec son épouse un périple de plusieurs mois en Orient et en Asie qui les mène jusqu’au Japon en passant par l’Inde, l’Indochine et la Chine. Les estampes et les paravents japonais le marquent profondément.
Durant l’entre-deux-guerres, il fait édifier un hôtel particulier à Paris dans le XVIeme arrondissement. L’aménagement intérieur est confié au décorateur Adrien Karbowsky (1855-1945), avec lequel il se lie d’amitié et collectionne les œuvres. Parallèlement, celui-ci l’initie à la technique de la peinture décorative. Georges Billaudot réalise alors un ensemble de grandes toiles décoratives formant un décor à destination de sa salle à manger.
Personnalité volontairement discrète , Georges Billaudot ne cherche ni à exposer, ni à promouvoir son travail. Son œuvre demeure confidentielle jusqu’à aujourd’hui dans le cercle de ses descendants et ses œuvres proviennent toutes de sa propre famille.
Représenter des scènes de la vie quotidienne en plein air fut un des grands thèmes de l’impressionnisme. Au Jardin des Tuileries se présentait quotidiennement une foule mondaine et élégante, composée de familles et d’enfants. Ici, un cerceau, là un tricot. La vie défilait ainsi, paisible et désinvolte.
Les tâches de couleurs vivent dans ce petit tableau et sont très caractéristiques des œuvres de Billaudot, la touche est vigoureuse, le jeu des ombres et des lumières très naturel. Les formes des personnages se font incertaines, comme se dissolvant dans l’atmosphère. On reconnait ici des chapeaux et des robes dans des tons lumineux, dans une composition astucieusement cintrée par la balustrade du parc. Le peintre Billaudot joue volontairement sur les couleurs et les matières, et ses personnages se détachent sur un fond vert, dans de douces tonalités de blancs et de bleu, dans une ambiance délicieuse.