Nature morte au panier, Henriette GRÖLL
Nature morte au panier, Henriette GRÖLL (Grenoble, 1906- Sassenage, 1996)
Huile sur toile, signée en bas à droite
Dimensions sans cadre 55×48 cm
Dimensions avec cadre 74×64 cm
Issue de la bourgeoisie grenobloise, Henriette Grohl épouse en 19127 Pierre Dalloz qui sera un des fondateurs du maquis du Vercors. Le couple s’installe à Paris en 1929, et la peintre ne cessera d’alterner séjours à Paris et retours à la belle saison dans la maison familiale de Sassenage, jusqu’à ce qu’elle s’y retire en 1976, et y meure en 1996.
Sa grand-mère Eugénie Gruyer-Brielman, peintre de talent, lui a donné le goût des arts graphiques. C’est en découvrant sa boîte de peinture qu’elle aborde la peinture à l’huile dès 1920. Plus tard, pendant près de trois ans, elle passera de longues journées à copier les chefs-d’œuvre du Musée du Louvre et reçu à ses débuts le soutien d’Andry-Farcy, peintre et conservateur de musée.
Après avoir exposé à Grenoble, Henriette Gröll expose à Paris, notamment :
Au Grand palais, de 1923 à 1970
Au Salon des indépendants, de 1924 à 1936
Au Salon des Tuileries, de 1930 à 1955
À plusieurs salons des femmes artistes modernes ou des femmes Peintre, de 1932 à 1972. En 1960 elle est l’invité d’honneur du 76e salon de l’union des femmes peintres et sculpteurs, graveurs, décorateurs, qui se tient au Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris
En février 1937, au Salon des femmes artistes d’Europe au Jeu de Paume.
En 1953, elle obtient la médaille d’argent au Grand prix des Beaux-Arts de la ville de Paris
Expose à la galerie de Berri en 1938
Des galeristes lui consacrent des exposition personnelles: galerie Charpentier, de 1947 à 1950, galerie Katia Granoff en 1953, 1955, 1957, Galerie Jean Giraudoux 1960 et 1961, galerie Jansen en 1973
Elle expose aussi à l’étranger : Bruxelles, Genève, Londres, Stuttgart.
Les œuvres de Henriette Gröll sont aujourd’hui exposées au musée des Beaux-Arts de Besançon, au musée de Grenoble, à la faculté de droit de Paris, au musée national d’Art moderne de Paris, et au Centre national des arts plastiques.
À l’occasion du centenaire de sa naissance, le musée des Beaux-Arts de Grenoble en 1996 a rendu hommage à travers une belle rétrospective à cette femme peintre du XXe siècle amoureuse des arts et de la littérature et qui témoigna sa vie durant de son attachement pour ses racines iséroises.
Notre tableau est une œuvre de maturité probablement exécutée après 1940 dans l’atelier du peintre de sa propriété de Sassenage et provient du fond d’atelier de l’artiste. Henriette s’est concentrée sur une palette riche en couleurs, aux fond chauds et froids, et a travaillé sur la résonance de camaïeux de blancs et de verts. Une sensualité se dégage de chaque motif, comme l’utilisation de son carton à dessin comme fond de tableau, et qui nous renvoie à l’intimité d’une peinture Matissienne dont Henriette Gröll appréciait l’écriture picturale. Le foulard ou serviette entourée d’une feuille une note ajoute une note poétique très originale.